Je suis heureuse. Peut être plus heureuse encore que quand il était là, je sais que maintenant, je n'ai plus à me poser autant de questions, je n'ai plus à m'inquietter quand il ne parle pas, je n'ai plus à l'attendre, je n'ai plus à écouter les autres demander pourquoi. Les autres, toujours eux, il y a quelques temps il étaient 'tellement heureux pour moi' et puis, ils ont soudain remplacés leur admiration par la tristesse, ou l'hypocrisie je ne suis pas totalement sure. Mais aujourd'hui, je n'ai besoin de personne d'autres qu'eux*. J'ai besoin de cette liberté, de chercher une définition du bonheur qui me correspondrait. Il n'est plus là. Et si, il ne l'avait jamais été?
Non, çà n'aurait pas été pareil, je n'aurai pas pris le temps de me questionner sur l'importance de la communication. Enfin, je n'aurai pas été ce que je suis, je ne me serai pas fait remarqué par mes yeux rouges, et, surtout, je ne dirais pas que l'amour, quand on peut vivre sans, c'est mieux.
Photo: Robert Doisneau.