La Voix Humaine de Jean Cocteau. 1930 Passage rédigé en module de français.

La Voix Humaine de Jean Cocteau. 1930 Passage rédigé en module de français.
Voici la fin d'un long appel téléphonique entre un homme qui est sur le point de se marier avec une autre et son amante qui souffre d'être délaissée.
Un regard pouvait changer tout. Mais avec cet apareil ce qui est fini est fini, et là, mon amour, je suis finie. Sois tranquille. On ne se suicide pas deux fois, même si on essaie, on ne peut pas voilà tout. Peut être, pour essayer de dormir à jamais, il me faudrait un revolver. Non...Tu ne me vois pas achetant un revolver! Pourtant mes jours sans toi me semble insurmontable, et mes nuits... Où trouverai-je la force de combiner un mensonge, mon pauvre adoré? Pourquoi mentir? Aucune force au monde ne peut mentir sans regrets J'aurai dû avoir la force. Il y a des circonstances où le mensonge est utile. Toi, si tu me mentais pour rendre la séparation moins pénible, je te pardonnerai. Je ne dis pas que tu mentes. Je dis: si tu mentais et que je le sache. Si ,par exemple, tu n'étais pas chez toi et que tu me dises que tu y étais. Non, non mon chéri! Ecoute moi! Je te crois tu sais, tu es le seul que je crois. Je n'ai pas voulu dire que je ne te croyais pas, je voulais juste te faire comprendre que... Excuse moi... Pourquoi te faches tu? Si, tu prend un voix méchante. Je disais simplement que si tu me trompais par bonté d'âme et que je m'en aperçoive, je n'en aurais que plus de tendresse pour toi, tu comprends? Allô! Allô! Je t'aime, réponds moi... Allô! Mon amour... (Elle racroche en disant bas et très vite) Mon Dieu, faites qu'il me redemande. Mon Dieu, faites qu'il me redemande. Mon Dieu, faites qu'il me redemande. Mon Dieu, faites qu'il me redemande. Mon Dieu, faites... (On sonne. Elle décroche) On avait coupé. J'étais en train de te dire que si tu me mentais par bonté et que je m'en apercoive, je n'en aurais que plus de tendresse pour toi, tu comprends? Je ne serai que plus touché par toi. Bien sûr, je souffrirai sans doute...
Tu es fou! Oui... Mon amour, tu es un peu fou, et c'est surement pour çà que je t'aime; mon cher amour je ne pourrai vivre sans toi, cela m'est impossible ( Elle enroule le fil autour de son cou) Je ne peux vivre sans savoir que tu pense à moi, que tu tiens à moi. Je sais bien qu'il le faut, mais c'est atroce, je ne le peux pas. Jamais je n'aurai le courage, je ne survivrai pas. Oui. On a l'illusion d'être l'un contre l'autre et brusquement on met des caves, des égouts, toute une ville entre soi et le monde nous sépare. Tu te souviens d'Yvonne qui se demandait comment la voix peut passer à travers les tortillons du fil. J'ai le fil autour de mon cou. J'ai ta voix autour de mon cou, je l'entends me berçait, comme si tu étais près de moi, comme toujours, comme avant. Il faudrait que le bureau nous coupe par hasard, pour qu'encore une fois le monde nous sépare. Oh! mon chéri! Comment peux-tu imaginer que je pense une chose si laide? Je sais bien que cette opération est encore plus cruelle à faire de mon côté que du tien mais moi comprends moi je ne peux pas survivre, je ne veux pas non, je vais mourrir non, non je vais m'en aller, pour toujours, partir, loin... A Marseille? Pourquoi à Marseille, je disais que JE devais partir. Ecoute, chéri, puisque vous serez à Marseille après demain soir, je voudrais juste que tu viennes, enfin j'aimerai que tu passes me voir, pour me dire que tu m'aimes encore, malgré tout, malgré çà. J'aimerai que tu ne descende pas à l'hotêl où nous descendons d'habitude. Tu n'es pas faché? Tant mieux. Parce que les choses que je n'imagine pas n'existent pas, ou bien, elles existent dans une espèce de lieu très vague et qui fait moins mal que l'amour, tu comprends? Je pense que ce sera le dernier lieu que nous visiterons ensemble, j'aimerai que ce soit magique. Merci, encore une fois merci. Tu es bon. Je t'aime. Attends, je dois partir maintenant. (Elle se lève et se dirige vers le lit avec l'appareil à la main) Alors voilà je vais m'endormir, voilà ne t'inquietes pas. J'allais dire machinalement: à tout de suite mais on ne peut pas. J'en doute, çà me désole! On ne sait jamais, peut être qu'elle dormira et que tu t'aventueras jusque chez moi. Oh! Ne viens pas c'est mieux. Beaucoup mieux, ne vient pas, on attendra, un peu. ( Elle se couche sur le lit et serre l'appareil dans ses bras) Mon chéri, je te laisse. Mon beau chéri, je te quittes à présent. Je suis brave. Dépêche-toi. Vas-y. Coupe! Coupe vite! Coupe! Je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime. A jamais, je t'aime. Pour toujours. Et pourtant... Je m'en vais.

# Posté le samedi 15 novembre 2008 04:53

Modifié le lundi 17 novembre 2008 12:01

Tout va de travers.

# Posté le jeudi 13 novembre 2008 06:51

Tu dois donner un titre à ton article.

Tu dois donner un titre à ton article.
J'ai toujours chercher compliquer, alors qu'en fait, tout est tellement simple. L'amour m'a toujours semblé idyllique, intouchable, mais un jour j'ai fourgué mon surplu d'affection dans un sac, et il a étais là. Pour qu'on parte vivre ensemble un bout de notre vie. Certaines amies m'en voudront je pense, à force. Mais c'est pas grave. Parce qu'elles sont les plus importantes, et même si elles ne le savent pas toutes, rien ne changera ça. Il y en a ici, à Nice, ou un peu plus loin. Il y en a même qui sont trés virils! Ce sont des Hommes! :o Je suis plus facilement amie avec des garçons, çà à toujours été comme çà. Dans la vie, j'ai aimé me decouvrir une passion pour l'anglais, j'ai aimé retrouver le meilleur ami que j'avais à la maternelle neuf ans après notre séparation, j'ai aimé entendre le dernier temps que j'avais fait au cent mètres sprint mercredi dernier, j'ai aimé qu'il m'embrasse la première fois en tremblant, j'ai aimé me rapprocher des deux filles qui m'avait l'air génial au début de l'année, j'ai aimé grandir encore et encore, j'ai aimé danser en solo sur une scène où les yeux de deux cents personnes étaient rivés sur moi. Je suis comme vous, je m'habille chez Zara, j'ai eu la varicelle, j'ai mangé un jour de la vache qui rit, prit un eferralgan quand j'avais des maux de têtes, j'ai appris à lire avec ratus, j'ai detesté mon prof de math, j'ai eu mon brevet, j'ai pleuré pour un garçon, je regarde trop la télévision. Je suis comme les autres, mais avec un grin de folie en plus. J'ai longtemps vécu d'un amour irrécupérable et de deceptions. Puis, j'ai su devenir optimiste. J'ai appris à partir moins défaitiste.
J'ai quinze ans, et cela me pose pas mal de problèmes en ce moment dans ma vie. Si j'aurai commencé à nager plus jeune j'aurai pu devenir une grande nageuse, et si j'étais de quelques années plus vieilles j'aurai pu travailler cet été. Je pourrai être prise au sérieux, on pourrai éviter de me demander si c'est bien moi qui est fait, dit ou écrit çà. Je ne suis pas plus intelligente que quelqu'un d'autre, je me repète,je suis comme vous. Et parfois c'est étrange de voir à quel point l'humanité est monotone. Tout le monde a vécu la même vie, ou presque, pour tout le monde, çà à commencé de la même façon. Par un cri, puis par des pleurs, un mercredi six decembre ou un vendredi treize mars. Pour tout le monde la vie a d'abord parru facile, puis épuisante. Tout le monde a été déçu, et tout le monde a survécu. A quelque exceptions, qui avaient trop peur de la mort pour vivre. Peur de tout, peur du désir, du noir, de l'obscession. De nos jours, il faut être obsédé, ce mettre une idée das la tête et ne pas en découdre. Moi, je fais tout pour pouvoir faire un jour ce que je souhaite. Il n'y a pas de "si je n'y arrive pas je ... "Ce jour là, je deviendrai réaliste. Mais peut être que le réalisme c'est d'exiger l'impossible.
J'ai de droles de tocs qui me font regarder l'heure toute les deux secondes, parce que je suis d'une impatience extreme. Je suis impatiente de la vie, je veux toujours avancer. Mais bien assez patiente quand meme. Je deteste l'ennui. Les dimanches après midi à écouter les heures passer m'inssuporte, il faut toujours que je bouge, pense, parle, m'exprime, sorte, divague. Je suis exigeante avec moi même, perfectionniste. Je n'admet pas les erreurs que je peux faire, et je culpabilise d'une façon affreuse à chaque défaite.
Je suis très affectueuse, proche des autres à l'écoute et ouverte d'esprit. Je suis quelqu'un de pétillant, qui admire peu de personne mais qui s'est dire aux autres à quel point elle les aime. J'ai été reconnu comme la personne la plus franche, la plus grande, la plus optimiste qu'on est jamais rencontré par trois de mes connaissances. Et j'avoue, je ne suis pas loin de l'exception, je ne suis pas unique, c'est bien trop comme tout le monde. Je deteste rentré dans la case des gens biens habillés, à la mode & pleins de cultures. Je ne suis pas comme ceux là en fait, je suis plus bizarre, plus particulière.
J'adore resté là écrire, en sachant que quelqu'un passera par ici, un jour, et lira ce que je fait. Oui, je me sens bien ici, et j'aime ce que cet endroit devient. Ici, c'est un lieu, de receuillement. Receuillement de ma misère, de mon âme, de mon humeur. J'aime me sentir utile, j'aime sentir du bout des doigts que l'on approche du bonheur. J'aime pas pensé au passé. J'aime pas pensé que le présent est déjà passé quand on y pense. J'aime son imperfection, sa presque perfection. J'aime tellement de choses, oui, j'aime reprendre mon souffle après un sprint, après une deception, j'aime courrir après l'amour. Je suis allergique aux crevettes. Je suis surprenante, mystérieuse, admirable, expressive, indefinissable. Et, je suis bien plus que çà.
En fait, je m'apelle Lucie. Comme le squelette d'australopithèque, ou la sainte... comme la lumière.

# Posté le vendredi 31 octobre 2008 09:11

Modifié le mardi 03 mars 2009 07:59

Découvrir.

Découvrir.
Lucie. Fifteen years old. Boulimique des mots.
July 16th

# Posté le vendredi 31 octobre 2008 08:24

Modifié le mercredi 22 avril 2009 13:26